Développement minier
Une étude de préfaisabilité (PFS) pour évaluer les besoins de l’infrastructure de la mine de l’entreprise est actuellement réalisée par WSP, EGIS, ProMet et SRK. La PFS évaluera le développement des agencements préliminaires de l’infrastructure de chaque mine ainsi que le développement de l’agencement de l’infrastructure de la zone d’administration de la mine centrale, du village des travailleurs, des usines de traitement et des ateliers contenant l’équipement. Elle analysera également les dépenses en immobilisations et les coûts d’exploitation au niveau PFS.
Le chemin de fer
Le minerai de fer du projet Zanaga sera traité sur place, puis transporté en train au port proposé par le Groupe près de Pointe Noire. Dans le cadre de l’étude d’ordre de grandeur terminée en septembre 2009, R&H a été désigné pour mener à bien une étude de haut niveau du transport du minerai de fer depuis la ville de Zanaga à un nouveau port près de Pointe Noire via une infrastructure ferroviaire déjà existante ou nouvelle. L’objectif était d’évaluer la viabilité technique de l’infrastructure requise ainsi que de déterminer des estimations du capital préliminaire et des coûts d’exploitation. R&H a étudié huit options au total sur quatre parcours différents, il en résulte que le plus pratique pour l’entreprise serait de construire un nouveau chemin de fer plutôt que d’utiliser et d’améliorer toute infrastructure ferroviaire déjà existante en République du Congo.
EGIS a par conséquent été engagé pour mener une étude approfondie sur le projet d’un chemin de fer autonome dans le cadre de la PFS et a proposé l’agencement préliminaire que l’on peut voir sur la carte ci-dessous.
La longueur proposée du chemin de fer partant de l’usine de traitement et allant jusqu’au port est de 350 km. Ce chiffre changera certainement vu qu’EGIS continue son travail sur le processus d’optimisation basé sur la réception de données topographiques LIDAR plus précises.
Selon les propositions, les huit trains feront le parcours tous les jours avec 136 wagons de minerai de fer ou plus, chacun d’entre eux tracté par quatre locomotives diesel de 4 300 chevaux. Le chemin de fer devant être opérationnel 350 jours par an, 51 millions de tonnes humides de minerai de fer seraient transportées par an. La convention minière de Zanaga prévoit de déclarer le projet Zanaga d’utilité publique et le gouvernement de la République du Congo s’est engagé, entre autres, à entreprendre les démarches nécessaires afin de déclarer les terres du couloir de transport comme bien d’utilité publique. Une telle déclaration permettrait au gouvernement de mettre en place le processus d’expropriation de la terre dont a besoin le projet Zanaga et de la mettre à disposition du Groupe afin de construire l’infrastructure, dont la ligne de chemin de fer, nécessaire pour réaliser le projet Zanaga.
Le port
En février 2008, l’autorité du Port Autonome de Pointe Noire (« PAPN ») a réservé au Groupe un « droit d’occupation » provisoire d’une surface d’environ 150 hectares situés à environ 3 km au nord du port public actuel de Pointe Noire. Courant 2010, EGIS s’est vu confier, dans le cadre de la PFS, l’évaluation des différentes options possibles pour l’infrastructure du port pour le projet Zanaga. En se basant sur des études géotechniques et bathymétriques, le Groupe recherche l’affectation d’une zone portuaire et du littoral adjacent d’une superficie d’environ 700 hectares situés à 9 km au nord du port public actuel à Pointe Noire. Le gouvernement est en train de finaliser les procédures formelles d’expropriation dans le but d’élargir le PAPN et de créer la zone de développement industriel de Pointe Noire incluant la zone portuaire proposée. Entre-temps, le PAPN a autorisé le Groupe à mener les études sismiques à terre et en mer nécessaires, des tests géophysiques et géotechniques ainsi que des prélèvements pour mener à bien des études météorologiques et océanographiques. Voici ci-dessous l’agencement du port proposé :
Agencement du port proposé pour la nouvelle zone portuaire envisagée
Zanaga pense que la nouvelle zone portuaire proposée offre au projet Zanaga plusieurs avantages. Le site portuaire est situé près du port public actuel de Pointe Noire et, étant soumis aux procédures d’expropriation indiquées ci-dessus, sera sous la juridiction de PAPN. Le site est aussi protégé par un promontoire naturel, évitant ainsi de construire un brise-lames. Une cartographie marine a suggéré qu’un dragage limité et un chevalet de 2 km seront nécessaires afin d’atteindre une profondeur de plus de 20 mètres dans l’eau. La zone étant actuellement très peu habitée, le développement du site devrait impliquer peu de déplacements de communautés. Il existe par ailleurs un potentiel significatif de développement industriel (pour traiter davantage le minerai de fer) sur les sites alentours si celui-ci est considéré économiquement avantageux.
Énergie
La République du Congo est un exportateur de pétrole significatif mais manque d’infrastructure, particulièrement en ce qui concerne la distribution de l’énergie. Par conséquent, l’entreprise a analysé les besoins d’énergie du projet Zanaga et de son infrastructure pour être en mesure d’étudier la possibilité d’un approvisionnement national et sûr d’énergie, et répondre ainsi à ses besoins. Par conséquent, l’entreprise a demandé les services de Landa Consulting Limited et, plus récemment, d’EGIS afin d’évaluer la faisabilité technique de l’infrastructure de l’exploitation minière conceptuelle (mine, transport et traitement) du point de vue énergétique.
Des estimations initiales indiquent que les demandes d’énergie du site minier seront approximativement de 300 MW au pic de la capacité de production. EGIS s’est concentré particulièrement sur l’identification d’un approvisionnement d’énergie sûr et ayant un bon rapport coût/performance pour le site minier tout en respectant les contraintes de délai de production des opérations minières que l’on prévoit d’augmenter.
Ces dernières années, plusieurs projets ont vu le jour pour améliorer l’infrastructure énergétique de la République du Congo. Par exemple, ENI prévoit de faire passer la production de la centrale à gaz de Port Noire de 150 MW à 300 MW, puis à 450 MW (selon la demande). Zanaga pense que ces projets, doublés de la disponibilité du gaz naturel non utilisé, permettront de fournir au projet Zanaga des options énergétiques à faible coût.

